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Les experts en sureté et sécurité

Les atrocités du deuxième étage du Bataclan.

27-09-2016
La paix sociale, la raison d’état  peuvent elles justifier que l’état décide de cacher la vérité?

La paix sociale, la raison d’état  peuvent elles justifier que l’état décide de cacher la vérité sur des atrocités commises non pas en Irak ou en Syrie où sévit l’Etat Islamique, mais en plein Paris, au deuxième étage du Bataclan?

Un attentat terroriste est déjà une atrocité en lui-même, Mais  certains actes de barbarie pure dépassent l’entendement.

Les fous d’Allah qui avaient pris en otages les malheureux spectateurs coupables seulement d’être venus assister à un concert au Bataclan, n’ont pas seulement tué, blessé et terrorisé,  Non, cela n’aurait pas été suffisant selon les critères indiqués par les grands cerveaux de la terreur islamique, il a fallu et il faut appliquer ce qui a été décrit dans le texte du Savagery Management, écrit par l’influant djihadiste Abu Bakr Naji en 2002 pour Al Qaeda et qui a été repris dans sa totalité par l’Etat Islamique et par tous les groupes teroristes alliés ou sympathisants. Ce texte conseille clairement d’utiliser le maximum de sauvagerie afin de tétaniser l’ennemi!

Ce n’est qu’après la publication d’un rapport  de la Commission d’enquête relative aux moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 présidé par M. Georges FENECH et par la lecture du soit des propos du président soit du témoignage  d’un policier de la BAC que nous avons pu découvrir les tortures qui ont été pratiqués sur quelques uns des otages.

Si il  a été possible lire ce rapport c’est seulement parce qu’il avait été décidé que les auditions seraient ouvertes à la presse, car l’enquête devait être menée dans la transparence.

Voici le texte intégral  publié sur le site de l’Assemblée Nationale:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r3922-t2.asp

Voici quelques extraits:

“M. O. B. Lorsque nous étions à l’angle du passage Saint-Pierre-Amelot, alors que des personnes dans le Bataclan subissaient des choses atroces, nous avons eu beaucoup de chance. Nous sommes retournés sur place, et le propriétaire du magasin de carrelage derrière lequel nous nous étions abrités nous a expliqué que sa boutique était une ancienne banque dont les vitres étaient blindées. Cela nous a protégés – je n’avais qu’un bouclier balistique sans plaques additionnelles.

À l’angle, nous entendions des gens gémir, mais nous ne pouvions pas aller les aider parce que nous ne disposions pas du matériel adéquat.”

Et encore:

“M. le président Georges Fenech. Pour l’information de la commission d’enquête, monsieur P. T., pouvez-vous nous dire comment vous avez appris qu’il y avait eu des actes de barbarie à l’intérieur du Bataclan : décapitations, éviscérations, énucléations… ?

M. T. P. Après l’assaut, nous étions avec des collègues au niveau du passage Saint-Pierre-Amelot lorsque j’ai vu sortir un enquêteur en pleurs qui est allé vomir. Il nous a dit ce qu’il avait vu. Je ne connaissais pas ce collègue, mais il avait été tellement choqué que c’est sorti naturellement.

M. Alain Marsaud. Les actes de tortures se sont passés au deuxième étage ?

M. T. P. Je pense, car je suis entré au niveau du rez-de-chaussée où il n’y avait rien de tel, seulement des personnes touchées par des balles. “

M.T.P se refère au policier en pleurs sur la photo qui a fait le tour du monde .Et encore:

 et …

M. T. P [le policier interrogé]. L’un d’entre eux a été neutralisé. L’autre est là-haut en train de… J’ai tendance à me dire que, tant qu’on tire sur moi, on ne tue personne d’autre.

M. Pierre Lellouche. Que voulez-vous dire par « en train de… » ?

M. le président Georges Fenech. Je crois que certaines choses n’ont jamais été dites. Je pense que l’on pourrait peut-être, à ce stade, éclaircir les choses.

M. T. P. Des corps n’ont pas été présentés aux familles parce qu’il y a eu des gens décapités, des gens égorgés, des gens qui ont été éviscérés. Il y a des femmes qui ont pris des coups de couteau au niveau des appareils génitaux.

M. le président Georges Fenech. Tout cela aurait été filmé en vidéo pour DAECH !

M. T. P. Il me semble. Les victimes en ont parlé.

[…]

M. Pierre Lellouche. Les exactions sur les gens se sont déroulées à quel endroit ?

M. T. P. À l’étage.

M. Pierre Lellouche. Cela se passe après que l’individu que vous avez blessé est remonté ?

M. T. P. Je pense même que ça s’est produit avant, mais ce n’est que mon avis personnel. Pendant que nous fixions un terroriste à la porte de secours, un autre faisait toutes ces choses ignobles à l’étage.

M. Pierre Lellouche. La vidéo est partie ?

M. le président Georges Fenech. Je crois savoir que des vidéos sont parties.

M. Pierre Lellouche. On peut le savoir si l’on a récupéré les portables des victimes. On les a ?

M. T. P. Ils se sont fait exploser. Il y a eu des personnes décapitées, égorgées, éviscérées. Il y a eu des mimiques d’actes sexuels sur des femmes et des coups de couteau au niveau des appareils génitaux. Si je ne me trompe pas, les yeux de certaines personnes ont été arrachés.”

Tout cela a été à peine murmuré, chuchoté avec horreur et terreur  et tout de suite, le Grand Monstre a surgi! Des démentis scandaleux et des théories de conspiration   ont commencé à circuler pour mettre à silence la vérité et faire naître le doute.

Le Monde ,’ou plutôt l’ Immonde” en particulier s’est distingué arrivant même à accuser la galaxie des sites d’extrême droite d’avoir relayé cette fausse information. Dans un article infâmant que vous pourrez lire vous même, l’auteur fait même une liste ridicule des pourquoi il n’y a aucune preuve de tortures au Bataclan.

Et pourtant!  Le président de la commissison  Georges Fenech  a déclaré pendant ces auditions avoir eu connaissance de vidéos des tortures qui auraient été postées à l’État islamique pour alimenter sa propagande.

Le président au moment du témoignage du policier de la BAC lui pose des questions sachant déjà qu’il y a eu des tortures.

Le président parle aussi de la copie d’une lettre envoyée par un parent, de victime à un juge d’instruction, qui lui a été transmise. « Sur les causes de la mort de mon fils A., à l’institut médico-légal de Paris, on m’a dit, et ce, avec des réserves, compte tenu du choc que cela représentait pour moi à cet instant-là, qu’on lui avait coupé les testicules, qu’on les lui avait mis dans la bouche et qu’il avait été éventré. »

Le témoignage d’un policier de la BAC n’a-t-il aucune valeur pour ce journaliste?

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/07/18/non-il-n-y-a-aucune-preuve-de-tortures-au-bataclan_4971370_4355770.html

A-t-on déjà oublié  le chef d’entreprise lyonnais qui a été tué et décapité  et dont la tête avait été placée sur le grillage d’encinte de la société , entourée de banderoles sur lesquelles est inscrite en arabe la chahada, la profession de foi islamique, par Yassin Salhi, 35 ans, chauffeur-livreur employé de la victime et qui avait a fait l’objet, entre 2006 et 2008, d’une fiche « S »  en raison de sa radicalisation mais qui  n’avait pas été renouvelée en 2008, bien qu’il  avait attiré « ponctuellement l'attention » des autorités, entre 2011 et 2014, en raison de ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise.

Il y a donc un précédent et non des moindres me semble-t-il?

Ne doit-on pas prendre en considération non plus les avertissement du directeur de l’Europol Rob Wainwright qui estimait déjà en février 2016  qu’entre 3000 et 5000 jihadistes sont revenus en Europe:  

http://www.opex360.com/2016/02/21/le-directeur-deuropol-estime-quentre-3-000-5-000-jihadistes-sont-revenus-en-europe/

ou encore que toujours le directeur d’Europol a clairement indiqué que Daech parle carrément d’une «action stratégique» visant à instaurer un climat de terreur dans le Vieux continent, exécuté par des milliers de fanatiques dans une déclaration au quotidien britannique , l’Eevening standard.

http://www.algeriepatriotique.com/fr/article/le-directeur-d’europol-«daech-s’apprête-à-envahir-l’europe»

Rob Wainwright serait-il lui aussi un conspirateur ?

Voici le texte de revendication des attaques du 15 novembre  du porte parole de l’Etat Islamique

Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants, des soldats du Califat – qu’Allah leur donne puissance et victoire – a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe : Paris. Un groupe ayant divorcé la vie d’ici-bas s’est avancé vers leur ennemi, cherchant la mort dans le sentier d’Allah, secourant sa religion, son prophète et ses alliés, et voulant humilier ses ennemis. Ils ont été véridiques avec Allah, nous les considérons comme tels. Allah a conquis par leur main et a jeté la crainte dans le cœur des croisés dans leur propre terre.

Huit frères, portant des ceintures d’explosifs et des fusils d’assaut, ont pris pour cible des endroits choisis minutieusement à l’avance, au cœur de la capitale française : le Stade de France, lors du match de deux pays croisés, la France et l’Allemagne, auquel assistait l’imbécile de France : François Hollande ; le Bataclan, où étaient ressemblés des centaines d’idolâtres dans une fête de perversité ; ainsi que d’autres cibles dans le 10e, le 11e et le 18e arrondissements. Et ce, simultanément. […] 

La France et ceux qui suivent sa voie doivent savoir qu’ils restent les principales cibles de l’État Islamique. Qu’ils continueront à sentir l’odeur de la mort pour avoir pris la tête de la croisade, avoir osé insulter notre prophète, s’être vantés de combattre l’islam en France et frapper les musulmans en terre du Califat avec leurs avions, qui ne leur ont servi à rien dans les rues malodorantes de Paris. Cette attaque n’est que le début de la tempête et un avertissement pour ceux qui veulent méditer et tirer des leçons!”

Je ne peux ni ne veux ne pas vous faire noter l’une des réponses du ministre Cazeneuve aux questions de la commission d’enquête. Voici comment il explique quelles ont été les actions menées contre le terrorisme:

Audition, ouverte à la presse, de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur. Voici l’une des réponses de Mr Cazeneuve

Compte rendu de l’audition, ouverte à la presse, du lundi 7 mars 2016

Voici toutes les actions menées selon Cazeneuve contre le terrorisme:

“La loi du 13 novembre 2014 nous a ensuite permis de nous doter de moyens de police administrative nouveaux pour prévenir et empêcher la commission d’actes terroristes. Au cours de ces derniers mois, après l’adoption de l’ensemble des décrets d’application, les innovations introduites dans notre législation ont été, comme vous le savez, appliquées avec la plus grande détermination. Je vous donne quelques chiffres. À ce jour, 294 interdictions de sortie du territoire, visant des ressortissants français soupçonnés de vouloir rejoindre les organisations actives au Moyen-Orient, ont été prononcées – et près de 80 sont en cours d’instruction –, 97 interdictions d’entrée et de séjour ont été prononcées contre des ressortissants étrangers soupçonnés d’être liés aux réseaux djihadistes, 54 prêcheurs de haine ont été expulsés du territoire français, car de tels individus – je le dis avec force – n’ont pas leur place dans notre pays. Depuis 2014, six individus qui s’étaient rendus coupables d’actes de nature terroriste ont également été déchus de la nationalité française. D’autre part, 83 adresses internet ont fait l’objet d’une mesure de blocage administratif et 355 adresses ont été déréférencées pour avoir diffusé de la propagande terroriste.”

“M. le ministre. Je ne souhaite occulter aucun sujet, monsieur le président, mais je ne veux pas non plus vous assommer avec des réponses à des questions que vous m’avez posées. Je mets donc cela de côté, et, si vous en êtes d’accord, je terminerai par le sujet de l’action européenne. Celle-ci entre dans le cadre de l’action contre le terrorisme.”

L’action européenne contre le terrorisme?

Mais de quoi parle-t-il donc?

Nicole Touati