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Le nazislamisme à la base du Jihad moderne!

24-08-2016

Je vais commencer cet article par une déclaration de Hamed Abdel-Samad, germano-égyptien fils d'imam et ancien membre des Frères musulmans dans sa jeunesse, c’est un penseur médiatique de la critique de l'islam, ce qui lui a valu plusieurs fatwas et menaces de mort.

“Le premier point commun, c'est l'idée d'avoir été choisi, d'être des gens qui sont supérieurs au reste de l'humanité. Vous pouvez lire ça dans le Coran, où les musulmans sont considérés comme la meilleure communauté n'ayant jamais existé. Allah leur donne une responsabilité particulière d'être ses représentants sur terre. Vous avez ça aussi dans le fascisme : « Nous sommes la race supérieure. »

Deuxième point commun : la culture de la mort. Dans les deux idéologies, la mort est glorifiée, car la vie et l'individu ne comptent pas. Ce qui est important, c'est la nation ou la religion.

Troisième parallèle : l'idée de combat, le Kampf en allemand et le djihad en arabe. Vous ne vous battez pas pour vivre, mais vous vivez pour vous battre. Le combat, en lui-même est une fin en soi, et pas seulement un moyen pour atteindre des buts politiques. 

Quatrième point commun : l'idée d'ennemis intérieurs et extérieurs. Pour les nazis, l'ennemi à l'extérieur, c'est l'Ouest, et à l'intérieur, les juifs et l'extrême gauche. Pour les islamistes, c'est les autres. Il y a d'abord eu les juifs, les chrétiens ou les non-croyants dans le Coran, puis ont suivi les croisés, les colonialistes et aujourd'hui l'Occident dans son ensemble. L'histoire est conçue comme une seule ligne directrice, et l'ennemi reste toujours le même. L'Occident sera toujours le mal, c'est immuable.

Cinquième point commun : la déshumanisation et l'animalisation de l'ennemi. Le Coran qualifie les non-croyants de chiens, singes ou porcs. Si vous déshumanisez des personnes, vous leur ôtez le droit d'exister. C'est ainsi plus facile de les exterminer en masse sans problème de conscience. Ce que les nazis faisaient très exactement en qualifiant les juifs de cafards ou de rats.

Enfin, regardez les buts de ces idéologies. Hitler voulait régner sur la planète entière, être « le maître du monde ». Ces mêmes mots se retrouvent dans les discours d'Hassan el-Banna.”

Note: Il manque dans cette liste de points communs, l’éducation des enfants mais nous y reviendrons plus tard.

Nous nous sommes habitués à désigner par le mot “islamisme” les formes les plus radicales liées au terrorisme et à l’islam politique et d’utiliser d’autres expressions telles que radicalisme, islam radical, intégrisme, fondamentalisme, jihad, néofondamentalisme, mouvement islamistes mais savez-vous pourquoi et comment est né le jihad moderne qui menace la planète?

Vers 1920, il y eut de nombreux changements et en particulier, au cours de la première guerre, les états arabes qui avec l’aide des anglais ont réussi à se libérer de la dictature ottomane et en 1924, le califat d’Istanbul a été aboli.

Les idées occidentales furent particulièrement bien accueillies par les dirigeants égyptiens et une forme d’”européanisation” fut introduite dans le pays.

Les promesses d’indépendance totale de la part des anglais ne furent pas respectées ou tout au moins retardées et cela créa une forme de résistance nationale alimentée par des conflits sociaux et une grave crise économique.

Pour retracer le parcours qui nous mène à ce jour, il faut se concentrer sur l’année 1928 quand un certain Hassan Al Banna va fonder avec six employés de la Compagnie du Canal de Suez la Société des Frères Musulmans à Ismailya en Egypte avec pour objectif de restaurer le califat islamique, lutter contre l’emprise laique occidentale et contre l’imitation aveugle du modèle européen.

Je ne m’attarderai pas à décrire le parcours de Hassan al Banna et de la confrérie qui mériterait un éditorial à part entière mais je me contenterai d’indiquer les points essentiels de cette idéologie qui va devenir la base des maux de nos jours.

Les idées d’Al Banna vont constituer le début d’une rupture avec la doctrine musulmane traditionnelle .

La confrérie, petit groupe insignifiant s’agrandit peu à peu dans l’ensemble du Moyen Orient. En 1936, il arrive à compter 800 membres pour arriver à 200.000 en 1938. En 1948, il passe à 500.000 membres avec 500.000 sympathisants et une branche paramilitare de 40.000 hommes.

Al Banna prêchait un retour à l’islam originel et considérait que seul le retour à l’islam orthodoxe avait le pouvoir de sortir les musulmans de leurs conditions difficiles et des humiliations qu’ils subissaient. Il fallait donc les amener vers un ordre islamique vertueux.

Ce fut en 1937 qu’il déclara que le jihad devait être interprété de façon différente   et que “ A une nation qui perfectionne l’industrie de la morte t qui sait comment mourir, Allah donne une vie fière dans ce monde et la grâce éternelle dans la vie à venir”.

Le slogan de la confrérie deviendra donc:

 « Dieu est notre but, le Prophète notre chef, le Coran notre Constitution, le Jihad notre voie, la mort pour Dieu notre désir le plus cher. »

C’est cet éloge de la mort volontarie en martyr contre les infidèles qui se placera au centre de l’islamisme jihadiste à partir des année 1990 jusqu’à nos jours et c’ est ainsi qu’Al Banna a inventé un “sixième pilier de l’islam”.

Cela a été le premier mouvement à costruire une internationale islamiste qui va être exportée aux quatre coins du monde. Il ne faut pas oublier de préciser qu’Al Banna nourrissait une haine profonde envers les juifs qu’il considérait responsables de tous les maux de la terre mais nous reprendrons ce point plus loin.

 L’islamonazisme et l’alliance entre l’Allemagne nazie, les Frères Musulmans et le Grand Mufti de Jérusalem

Bien que beaucoup d’entre vous l’ignoreront très certainement, le mouvement sioniste était bien accepté en Egypte , la population juive jouissait d’une grande popularité et était considérée comme une communauté de personnes honnêtes. En 1929, le ministre de l’intérieur ordonnait même à son bureau de la presse de censurer tous les articles antisionistes et propalestiniens.

La prise de pouvoir des nazis déclencha même des manifestations bruyantes où les juifs d’Egypte et les musulmans se côtoyaient dans les cortèges. Les produits et les entreprises allemandes furent même boycottés.

Berlin, de son côté ne voyait pas çà évidemment de bon oeil et réagit en faisant pression sur le gouvernement menaçant l’Egypte de bloquer l’exportation du coton qui était l’une des ressources les plus mportantes. L’Egypte dût céder et trois ans plus, l’Allemagne devint le 2ème importateur de coton égyptien.

Les “Troupes de Dieu” comme se surnommaient les Frères Musulmans ne présentaient pas leur jihadisme pour améliorer le sort matériel des musulmans mais leur but principal était la lutte contre le mal absolu: les juifs et surtout ceux qui émigraient en Palestine. Ils trouvèrent hélas un excellent allié: l’Allemagne nazie.

En 1933, la YMMA- Young Men’s Muslim Association, pro-faciste et les Frères Musulmans sillonent les rues afin de créer une sympathie envers le IIIème Reich. Le ministère des Affaires étrangères de Berlin analyse la question de son côté et décide que pour éveiller un sentiment hostile envers les juifs, il faut se concentrer sur un point essentiel qui oppose certains arabes et les juifs: la Palestine.

Le mouvement palestinien qui était totalement opposé à l’immigration des juifs et à l’achat des terres était dirigé par le Mufti de Jérusalem dont la haine pour les juifs rejoignait tout à fait celle des nazis et celle des Frères Musulmans.

En 1936, Le Mufti appela à la grève générale, qui fût financiée par les nazis et qui se transforma dans la “Grande révolte arabe de 1936/1939”. Les Frères Musulmans se joignèrent à cette campagne fanatique en liant l’idée du Jihad aux affrontements en Palestine.

La confrérie des Frères Musulmans était soutenue économiquement par la Légation Allemande du Caire et avait  trouvé une oreille très attentive en Arabie saoudite et au Koweit car ses idées rejoignaient celles du wahabisme saoudien et beaucoup de rencontres secrètes eurent lieu avec le prince soudien Faysal et l’imam du Koweit.

En 1938, Les Frères Musulmans organisèrent au Caire la Conférence parlementaire pour les pays arabes et musulmans en soutien à la Palestine.

Entretemps, la relation entre les nazis et les F.M progressait à tel point que leur branche militaire fournissa des activistes aux services secrets nazis mais Al Banna, contrairement au Mufti de jérusalem qui affichait son amitié et son admiration pour l’allemagne, se garda bien de la rendre trop visible.

 L'éducation des jeunes

Le Mufti arriva même à créer un mouvement de “scouts nazis” reproduit sur le modèle de celui des Jeunesses Hitlériennes.

Plus tard, nous retrouverons la doctrine de l’éducation à la violence et à la mort, d’abord en Iran quand l’ayatollah Khomeini décida que , religieusement, il était tout à fait acceptable que des enfants soient envoyés au sacrifice pour Allah et cela même si les parents n’étaient pas d’accord. Pendant la guerre contre l’Irak , il créa des unités militaires d’enfants de maximum 12 ans , qui devaient traverser les champs de mines en direction de l’ennemi se frayant un passage avec leurs corps. La plupart d’entre eux sautaient sur les mines et leurs petits corps éclataient en petits morceaux qui s’éparpillaient.

Ces unités faisaient faisaient partie des Basiji, un mouvement de masse créé par Khomeiny en 1979, et devenu paramilitaire après le début de la guerre pour renforcer l’armée assiégée. La Basij Mostazafan – ou “mobilisation des opprimés” – était essentiellement une milice de volontaires, dont la plupart des membres n’avaient pas 18 ans. Ils marchaient, par milliers et avec enthousiasme, vers leur propre destruction. Un petit saut à nos jours, Ali Sonboly, le jeune terroriste de Munich, avait fréquenté ce mouvement.

Khomeini avait commandé à Taiwan 500.000 clés symboliques à porter au cou et avant chaque mission suicide, chaque enfant avait à son cou , la clé qui était censée lui ouvrir la porte au paradis.

Mais revenons au Mufti, l’un de ses outils de propagande fût surtout sa radio qui émettait en langue arabe du sud de Berlin et qui rejoignait les arabes, les turcs, les perses et les indiens. Entre 1939 et 1945, la radio était surtout écoutée dans les lieux publics. Les programmes et les messages lancés étaient des mélanges de citations du Coran, de l musique arabe et de propagandes antisémites basées surtout sur des mensonges effroyants.

En 1942, une unité spéciale des SS fut même expédiée à Athènes pour organiser en Palestine la Shoah avec la collaboration de ses alliés arabes.

Un épisode particulier démontre à quel point le Mufti de Jérusalem entendait éliminer définitivement les juifs de ce monde et ceci bien avant la création de l’Etat d’Israel qui n’eut lieu qu’en 1948:  en 1943, Himmler, ami intime du Mufti , voulait échanger 5000 enfants juifs contre 20.000 soldats prisonniers allemands mais le Mufti s’y opposa fermement et combattit férocement contre  ce projet jusqu’à obtenir gain de cause et les 5000 enfants furent expédiés illico presto dans les chambres à gas.

En Palestine, de nombreux cheiks soutenaient l’immigration juive pour trois raisons principales: un profit personnel économique, un grand intérêt pour leurs villages et pour des raisons humanitaires car ils avaient des voisins et des amis juifs avec lesquels ils étaient profondémment liés.

Cette classe dirigeante était constituée par de grands propriétaires terriens comme les Husseini, les Nashshibi, les Khalidi et les Dagani.

Le Mufti décida donc d’éliminer ses opposants et pendant la révolte de 1936/1939, il y eut plus de meurtres envers les ennemis palestiniens du Mufti que contre les juifs et les britanniques. Nous pouvons assister à cette même technique aujourd’hui encore utilisée par le Hamas contre ses oppositeurs du Fatah.

En 1947, et malgré son passé de collaborateur des nazis, le Mufti fut nommé chef des Frères Musulmans en Palestine. On peut facilement affirmer que le Mufti a fait tout ce qui était possible grâce à son alliance avec les Frères Musulmans pour éliminer toute possibilité d’accords entre les juifs et les arabes et il peut être considéré comme le principal responsable du sort du peuple palestinien qui ne pouvait qu’aboutir que vers des camps de réfugiés.

On ne peut parler des Frères Musulmans sans nommer Sayyib Qutb. Ce dernier avait un sérieux problème avec les femmes; en effet, il avait envers sa mère un adoration maladive sans limites, digne d'un parcours psychanalytique, et ce ne fut qu’après sa mort qu’il eut une liaison avec une femme qui ne dura pas très longtemps. Déjà moraliste, il se transforme en un ennemi acharné de la sensualité qu’il considérait comme une dépravation.

Il déclare en 1946: “ Que je déteste et méprise cette civilisation européenne et cette humanité qui se fait éloge et se laisse prendre par sa luxure”

En 1951, il rejoint les frères musulmans et très rapidement en devient l’un des dirigeants. Sayyib Qutb est un révolutionnaire, sa doctrine est celle de transformer les musulmans en guerriers prêts à sacrifier leurs vies contre les ennemis de l’islam. Selon lui, il faut vivre selon la volonté de Dieu qui est contenue dans la “sharia”, que le monde actuel se trouve dans “jahiliyya” qui est l’état d’ignorance et qu’il ne sera libéré que par une guerre sainte et ensanglantée qui justifiera la mort de tous les martyrs. Il considérait aussi que les gouvernements musulmans étaient complices et donc devaient être punis par la peine de mort. Parmi ses dignes représentants, nous retrouverons donc, par la suite les mollahs d’Iran et les talibans d’Afghanistan.

Ses idées folles sur la jahaliyya, sur sa haine contre les juifs qu’il accuse lui aussi d’être la source de tous les maux dela terre et sa vision d’Hitler envoyé par Allah pour les punir deviendront le credo des mouvements islamistes qui suivront et c’est à partir des années 80 que ses idées commencent à être appliquées.

La victoire d’Israel fulminante pendant la guerre des Six Jours en 1967, celle de 1973 pendant la guerre de Kipour , la Révolution Islamique en Iran et le traité de paix entre l’Egypte et Israel en 1978 ne font que jeter de l’huile sur le feu. Afin de punir le président Saddat d’avoir fait un pacte avec l’ennemi, les Frères Musulmans le firent assassiner selon les pures traditions du Mufti de Jérusalem.

Cheikh Ahmed Yassine, très proche des Frères Musulmans, devient d’abord le fondateur du Mujama, en 1973, une organisation sociale qui ouvre des cliniques, des jardins d’enfants et des écoles coraniques dans la Bande de Gaza, le tout bien largement financé par l’Arabie saoudite, la Jordanie et le Koweit. L’organisation distribuait à Gaza les manifestes de Al Banna et Qutb afin de répandre la pensée des Frères Musulmans auprès des palestiniens dès leur plus jeune âge.

Cheikh Yassine aussi affirmait dans sa propagande: 

Nous devons être patients parce que l’islam va se répandre tôt ou tard et nous aurons le contrôle du monde!”


Quand la Mujama fut assez connue , il fonda en 1987 la branche politique et militaire le HAMAS- Harakat al-Muquawama al Islamya- la branche des Frères Musulmans dans la Bande de Gaza. En 1988, le Hamas publie sa charte:

 http://iremam.cnrs.fr/legrain/voix15.htm

http://www.amitiesquebec-israel.org/textes/charteham.htm

 Le Hamas impose sa loi, fait régner la terreur, liquide ou torture les opposants politiques et se sert de la population civile comme bouclier humain. Il prend ainsi en otage des centaines de milliers de gazaouis.

 Depuis très longtemps , le Hamas organise chaque été des colonies de vacances destinées aux jeunes Palestiniens, baptisés les “pionniers de la libération”, afin qu’ils puissent suivre un entraînement terroriste pour intégrer le Hamas, un exemple parmi d’autres de l’éducation qui est dispensée aux enfants palestiniens, en commençant par celle de leur milieu familial. L’innocence est la naïveté des enfants font d’eux les principales victimes de l’endoctrinement.

En juillet 2015, l’Institut Palestinian Media Watch (PMW) avait rendu un rapport sur l’éducation des jeunes palestiniens de Gaza et des territoires de l’Autorité Palestinienne, à l’occasion du 7e Congrès Mondial sur l’Education qui s’est tenu à Ottawa.

Parmi ses conclusions préoccupantes, se trouvent l’appellation d’une dizaine d’écoles de ces territoires palestiniens au nom de terroristes, mais aussi des célébrations de terroristes y compris par des professeurs.

Une comparaison obligatoire est celles liée à l’éducation des jeunes: pour asseoir leur “Reich de mille ans”, les nazis ont sélectionné et mis au pas des millions d’enfants. Hitler voulait une jeunesse allemande dure comme l’acier et c’est ainsi qu’il pose les bases rudimentaires de e que serait l’éducation idéale sous sa dictature. Les sports de combat sont privilégiés car ils ont l’avantage de donner aux jeunes allemands une inébranlable confiance en eux-mêmes ce qui est nécessaire pour les convaincre d’être supérieurs aux autres peuples. Ils composent une masse manipulable.

Nous constatons que cette théorie est appliquée par le Hamas, Al Qaeda et l’Etat Islamique: “ les fameuses colonies de vacances” du Hamas où les enfants sont entraînés au tir, au combat et à l’idéologie du suicide et du martyr pour Allah et pour la Palestine et les camps d’entraînement de Al Qaeda et de l’Etat Islamique.

Un autre exemple est celui des Lebensborn “ Sources de vie” conçues par les SS. Il s’agissait de pouponnières imaginées par le Reichsführer Heinrich Himmler en 1936, où étaient élevés des enfants de «type aryen», amenés à constituer l’élite du futur empire nazi. Nous retrouvons ce principe chez l’Etat islamique qui appelle les femmes à les rejoindre pour épouser les jihadistes et leur donner de nombreux enfants . Le même procédé est applique par le Boko Haram qui kidnappe des centaines de jeunes filles pour les offrir en épouses à ses guerriers.

Un autre volet de cette politique de la sélection nazie se déroule dès les années 1940 quand Himmler donne l’ordre de kidnapper des enfants correspondant aux critères raciaux nazis. En Russie, en Biélorussie, en Ukraine, en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, et surtout en Pologne, des centaines de milliers de jeunes, principalement âgés de 2 à 6 ans, mais aussi jusqu’à des adolescents de 16 ans, sont généralement d’abord repérés par des infirmières dévouées au régime. Accompagnées de SS, elles arrachent les enfants à leurs familles puis les conduisent en Autriche ou en Allemagne.

Cette même procédure se retrouve chez l’Etat Islamique avec la capture des enfants Yazidi et le lavage de cerveau des enfants qui habitent dans les zones occupées.

Nous retrouvons donc une nouvelle ressemblance frappante avec le modèle nazi pour la formation des jeunes.Je vous conseille de lire ce document :

http://www.slate.fr/story/94173/etat-islamique-enfants

Le mouvement des Frères Musulmans est exporté en Europe par Said Ramadan, gendre et héritier spirituel de Al-Banna. lui-même fondateur de la branche palestinienne du mouvement. Saïd Ramadan se fixe à Genève en août 1958 et il va fonder cette même année en Allemagne le Centre islamique de Munich. Poursuivant son idéal panislamique, il envisage de créer une chaîne de centres islamiques dans les principales capitales d’Europe, qui seraient indépendants de toute ingérence gouvernementale.

L’Arabie saoudite est séduite par ces idées qui s’approchent de la théorie wahabiste et bien sûr va financier ces centres via la Ligue Islamique Mondiale  et va multiplier la création de mosquées dans le monde entier afin d’exporter leurs pensées extrémistes de conquête du monde. L’Occident n'intervient pas et cède pour des raisons économiques.

 Le “Tawhid” est la croyance islamique qui retient que le monde entier doît être gouverné par Allah.

Nous retrouvons donc aujourd’hui des centres islamiques comme le Conseil islamique européen à Londres fondé en 1973, le Centre islamique de Genève, fondé en 1961, l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France fondée en 1983, l’UCOII, Unione delle Comunità Islamiche d’Italia, fondée en 1990 et bien d’autres encore qui sont la représentance pure des Frères Musulmans.

Osama Ben Laden était lui aussi extrait des Frères Musulmans ainsi qu’Ayman al-Zahawiri qui avait rejoint les F.M. dès l’âge de 14 ans avant d’entrer dans le Jihad Islamique égyptien dont il deviendra dirigeant avant de devenir le bras droit de Ben Laden. Les règles établies par les Frères Musulmans sont celles appliquées par Al Qaeda.

Les théories, les idéologies, les procédés et les méthodes sont aujourd’hui la base absolue de l’Etat Islamique.

Tout ceci , bien sûr, n’a pas échappé à d’importants intellectuels musulmans qui en ont fait leur bataille. Ils sont considérés comme des apostats, des traîtres et sont souvent condamnés à des fatwas ( sentences de mort) par des religieux islamistes.

En 1969, Sadiq al.Asm, un philosophe de Damas a été emprisonné et a perdu son poste de professeur à l’Université Américaine de Beyrouth, vous noterez bien la complicité américaine dans cette affaire, à cause de son livre “ Critique du discours religieux” qui fût bien sûr interdit. Bassam Tibi, déclarera vingt ans après : “… de telles propositions ne sont plus concevables car le fondamentalisme musulman est devenu la caractéristique principale du Moyen Orient. Le texte de al-Asm est devenu le sujet de nombreuses accusations diffamatoires écrites en langue arabe et qui circulent jusqu’à aujourd’hui.”

Les musulmans éclairés et téméraires comme Mohamed Sifaoui, journaliste, Frère Rachid, journaliste, Abdelwahab Meddeb, universitarie, Bassam tibi, professeur de relations internationnales, Tawiq Hamid, ancien membre de l’organisation islamiste Gam’a al.Islamiya, Magdi Allam et bien d’autres encore lancent des appels d’alerte mais qui restent des voix qui hurlent dans le désert car les occidentaux restent ancrés dans des politiques d’excuses et au politically correct qui risquent de faire effondrer l’Occident.

Nicole Touati