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Prise d'otages à Genève

21-01-2016
Les employés des activités à risque sont-ils protégés?

Une bande de malfaiteurs ont pris en otages un employé de la banque UBS et sa compagne dans leur domicile depuis mercredi après-midi vers 17 heures.
L'employé avait été repéré auparavant comme toujours dans les cas de prise d'otage pour cambriolage et a été très probablement suivi à la sortie de son travail.  Il a été obligé de se rendre à la banque pour aller vider le coffre et rapporter l'argent aux bandits qui tenaient en otage sa compagne. On parle d'une somme d'environ un million de francs.
Ce n'est certainement pas le premier cas; l'un des cas les plus éclatants est celui de juillet 1986 contre l'agence de la Banque de France à Saint Nazaire, cela vous indique aussi depuis combien de temps, ce genre de braquage existe.
Dans la nuit, une dizaine d'hommes cagoulés et armés pénètrent dans l'appartement du caissier, certain Roger Camus, qui habite au-dessus de la banque. Ils lui somment de ne pas bouger mais une balle part et blesse le caissier à la hanche; qu'à cela ne tienne, le projet n'est pas annulé pour autant.
Les bandits tiendront en otages les cinq membres de la famille jusqu'à 7.45 heures puis montent chercher le directeur qui habite au deuxième étage dans un autre appartement de fonction. quelques hommes de la bande descendront un peu avant l'heure d'ouverture avec le caissier et le directeur et font ouvrir les coffres à 8.45 heures. Ils remplissent quatorze sacs en toile de 25 kilos chacun avec l'argent et transportent le tout sur une voiture et deux fourgonnettes qu'ils avaient volées et garées derrière la banque. Ils emporteront 88 574 000 francs et 6 380 dollars, qui correspondent à un peu plus de 22 millions. Cela a été considéré le casse du siècle.
Cela fait donc  plus de trente ans que les braquages avec prise d'otages existent mais je peux vous garantir que quand nous expliquons à des clients qui peuvent être concernés que ce risque est à prendre sérieusement en considération et qu'il est nécessaire que leurs employés suivent une brève formation pour leur enseigner à reconnaître et à prévenir ce genre de situation, la réaction est vraiment incroyable: un regard d'abord incrédule suivi d'un sourire ironique et pour finir, toujours une phrase de minimisation et de dédramatisation du problème.