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Swissleaks - La fuite des données sur les clients de la HSBC

23-02-2015

Un employé infidèle fait des révélations qui secouent la HSBC à Genève  

Les sociétés  ont un sérieux problème lié à l’infidélité de leurs employés. Ce phénomène est très fréquent  bien qu’il  soit peu  pris en considération par les  “management” et pourtant de nombreux cas d’espionnage industriel , de fraudes , de vols  et d’escroqueries sont souvent dus  à une fonte interne.

 Dans le monde du travail, ce taux d’infidélité ne fait que croitre, l’évolution de la société et les nouveaux modes de vie ont pour ainsi dire changé le rapport à la fidélité et à la confiance. L’engagement moral et éthique  semble avoir disparu et beaucoup ne considèrent pas l’infidélité professionnelle comme un problème. Un exemple frappant est celui de Hervé Falciani.

Hervé Falciani, informaticien ex employé à la HSBC de Genève, copie un fichier de 130.000 comptes bancaires qu’il essaie de vendre  à plusieurs banques étrangères au Liban selon ses accusateurs et qui contient 8.993 évadés fiscaux français qui ont des comptes non déclarés. Il n’arrive pas à vendre ce fichier et il s’adresse par la suite à la Direction Centrale de la Police Judiciare française en fournissant d’abord quelques noms pour prouver la validité de ses informations; par la suite, il fournira tout le fichier et 2 846 personnes et 86 sociétés sont inculpées en France.

Le 1er juillet 2012, Falciani est arreté en Espagne sur la base d’un avis de recherche des autorités helvétiques  qui en demandent l’extradition , mais Falciani fournira une nouvelle liste de noms qui regardent l’affaire Grutel et des évadés fiscaux espagnols qui permet au fisc de récupérer  250 millions d’euros et l’Espagne refuse l’extradition .

Il a été dénoncé par son ex collègue amoureuse de lui et à présent témoin à charge contre lui. Falciani essaie de se présenter comme une sorte de justicier  mais l’OBS a révélé que son avocat a écrit à Bercy pour demander une rétribution pour “l’intensité des services rendus à la République française, des dommages directs et indirects qu’ils ont subis et de l’absence de toute reconnaissance jusqu’à ce jour".